Splendides réflexions de Deniz que je regroupe ici, merci à lui ;o)
Tranmis par Joéliah, amourdelumiere.com
De Denis Adem : Le bouton sur le nez
Novembre 2008
L’Univers est en moi, paraît-il ! Mais qu’est-ce que je vois à l’extérieur de moi alors ??? Je vois tout ce dont je n’ai pas pris conscience qui est en moi, tout ce que je n’accepte pas, tout ce que je n’ai pas pardonné, mais aussi tout ce dont je suis dépendant, dont j’ai besoin, tout ce que je n’ai pas intégré : le « beau » comme le « laid ». Comme je ne sais pas voir la beauté ou la laideur en moi (en fait je n’imagine même pas que quelque chose puisse être en moi), je la projette inconsciemment afin de la voir consciemment. Si je vois la beauté à l’extérieur de moi, et que je m’y accroche : j’en ai envie, je veux la posséder, je veux en disposer, j’ai peur d’en manquer…C’est parce que je ne l’ai pas encore intégrée, je ne l’ai pas encore reconnue, je ne me suis pas reconnu en elle, je n’ai pas conscience que je suis beau intérieurement, donc je pense qu’il me manque cette beauté pour être complet, qu’elle est extérieure à moi : invisible, je la projette. Si je vois la laideur à l’extérieur de moi et que je m’y accroche : elle me révulse, je n’en veux pas, je la repousse, j’ai peur de la confronter…C’est parce que je ne l’ai pas reconnue en moi, je ne l’ai pas acceptée en moi, je ne supporte pas l’idée qu’elle puisse exister en moi, je ne peux même pas imaginer que j’ai un rapport avec elle : refoulée, elle s’extériorise.
Le retour à la Source consiste justement à ne plus extérioriser, mais à tout intégrer : nous sommes la Source, mais à l’intérieur. Nous devons donc Etre Tout : tout ce que nous croyons émotionnellement être le bien tout comme le mal ! Impensable tel quel, n’est-ce pas ? L’astuce, c’est que ce système de sélection (polarisation) est artificiel, il est complètement créé et faussé par notre système de croyances profondément inscrit (magnétisé) dans nos cellules. Il ne s’agit donc pas de devenir parfait, mais d’accepter sa laideur et de reconnaître sa beauté intérieure. Nous avons une idée erronée de la perfection : pour nous être parfait signifie faire toujours le bien et jamais le mal. Mais cela est impossible dans un monde de dualité : ici, la perfection consiste à observer ce que nous croyons être le bien et le mal depuis le centre neutre, sans émettre d’émotions « accrochantes » et de pensées de jugement à l’un ou l’autre pôle, et pouvoir ainsi passer de l’un à l’autre facilement sans s’y faire piéger, tel un simple observateur. A ce moment-là, le monde extérieur de la matière perd de sa suprématie, il n’est plus le seul monde connu qui capte toute notre attention : ce qui a été intégré et qui ne se projette donc plus a beaucoup plus de valeur, et nous procure l’état de grâce. Ce que nous voyons de l’univers est ce que nous n’avons pas encore intégré à l’intérieur, au niveau individuel et collectif (égrégore) : ce monde extérieur déclenche en nous du désir ou de la peur, émotions (énergies) qui à leur tour se projettent dans la matière…
Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut dépolariser, transmuter le monde. L’Univers extérieur est toujours là, mais on ne s’y accroche plus, il devient plus léger, plus doux. On voit toujours la beauté, mais on ne veut plus la posséder, on s’émerveille et puis on passe à autre chose. On voit toujours la laideur, mais on voit en elle sa nécessité pour mettre la beauté en évidence, et surtout on comprend que cette classification est irréelle et relative, qu’elle ne dépend que de notre perception du moment déformée par notre système de croyances. Je me regarde dans un miroir, je vois mon image virtuelle. Horreur, j’ai un bouton sur le nez, il faut que j’intervienne ! Est-ce que j’essaye d’éliminer le bouton sur le miroir, en tendant les bras vers mon image que seule je peux voir ? Non, car on m’a appris depuis toujours que ce que je vois dans le miroir n’est que le reflet de mon vrai visage sur lequel il faut donc intervenir. Une personne avec qui je converse m’irrite. Aïe ! Personne ne m’a jamais dit qu’elle était mon reflet !!! Alors j’interviens en la fustigeant : je veux lui faire entendre raison et lui prouver qu’elle a tort, la manipuler, la remettre dans le bon chemin pour qu’il n’y ait plus de risque qu’elle me menace. Cela revient bien-sûr à vouloir essayer d’éliminer le bouton sur le miroir ! Je ne peux résoudre la situation qu’en calmant mes émotions négatives (intérieures), et non en réagissant sur mon reflet (extérieur). C’est en moi que je dois dépolariser l’énergie, et non essayer vainement de modifier celle de « l’autre ».
Mais comment se fait-il que tout ce que nous voyons puisse être à l’intérieur de nous : les êtres, la terre, l’univers ??? En fait, tout cela n’est qu’une image projetée depuis notre conscience, à partir d’énergies non résolues. Tout cela existe énergétiquement en nous, et se projette à l’extérieur si nous n’avons pas intégré ces énergies. Lorsque nous rencontrons une personne, et que celle-ci nous cause problème, on ressent une énergie négative par rapport à elle, à l’idée qu’on s’en fait. Mais en fait, cette personne n’existe pas, elle sert simplement de support à une énergie que je n’ai pas encore intégrée pour que je puisse l’expérimenter dans la matière et me donner ainsi une chance de « remplir mon univers ». C’est donc sur cette énergie qu’il faut que je travaille, et non sur la personne : plus je vais prendre l’ombre pour la proie, c’est-à-dire la personne pour l’énergie, plus la personne va prendre de la réalité, être projetée hors me moi, et me causer problème. Il ne s’agit donc surtout pas d’en vouloir à une personne, qui ne se rend en plus même pas compte qu’elle nous fait du mal, à travers l’énergie qui s’en est servi de support à son insu ! Il en va de même quand nous croisons une personne qui nous paraît très belle physiquement, qui nous dit des choses agréables, avec un sourire enchanteur, des yeux enivrants…L’idéal est de seulement et simplement profiter de cet instant et ne pas créer des liens d’envie, de dépendance, de besoin, bref : ne pas « tomber amoureux » car cela reviendrait à dire que cette beauté est à l’extérieur de moi et non incluse en moi, dès lors je veux cette beauté à moi, et je la manipule à cette fin, car mon bonheur dépend d‘elle…
Alors le premier pas est de dissocier la personne de l’énergie dont celle-ci se sert pour se faire « voir ». On peut imaginer la personne comme un tourbillon, impersonnel, qui essaye d’attirer notre attention. On peut remarquer que ce tourbillon a tendance à vite devenir trop puissant, et fait plus que vouloir se montrer : il nous aspire et nous piège en lui, en ce sens que nos pensées et nos émotions vont s’accrocher à lui, l’alimentant ainsi en énergie. Il faut donc le plus vite possible diminuer l’énergie du tourbillon pour pouvoir l’observer sans se faire aspirer. Comment faire ? D’une part en se détachant énergétiquement et ainsi en ne l’alimentant plus : c’est le centrage ; et d’autre part en détournant nos pensées de la cause de nos tourments, et en pensant plutôt à des choses positives, ce qui modifie notre état émotionnel. On parvient ainsi à relativiser, à changer de perception, à élargir et éclairer notre vision. Le tourbillon affaibli peut alors nous traverser : nous l’invitons à nous pénétrer en toute maîtrise, nous nous autorisons à ressentir cette énergie, et nous l’intégrons en la transmutant : elle perd sa polarité ! Une énergie ignorée ou refoulée se polarise, et se dépolarise quand elle est reconnue et acceptée. Et c’est parce qu’elle est polarisée qu’une énergie a tendance à se projeter à l’extérieur de nous, tandis qu’à son point d’équilibre (point zéro), elle peut fusionner avec notre Moi supérieur qui est hors de la dualité. Ainsi, notre petit moi est comme le monde que nous voyons, duel, car ces sont les énergies polarisées qui se projettent, et notre monde est ainsi essentiellement extérieur. Pour rejoindre la Source, le petit moi devient le Moi Supérieur en transmutant les énergies, en les dépolarisant, de telle sorte qu’elles puissent être intégrées dans notre univers intérieur non duel. La Source, c’est ce qui reste quand nous ne projetons plus rien car nous avons tout intégré. Le duel s’extériorise en illusion limitée, le non-duel s’intériorise en vérité infinie.
Si je vois un défaut chez une personne, et que cela attire mon attention, je polarise, je juge (mental) et cela m’irrite (émotionnel) : cela veut-il dire que j’ai ce défaut en moi qui résonne ? Ceci est un raisonnement trop linéaire et trop limité, donc trop simpliste (ouf !). En fait, comme tout l’univers est en moi, j’ai toutes les qualités et tous les défauts…mais j’en ai les traits à des degrés divers, et seuls quelques-uns dans cette vie-ci sont évidents. Prenons un exemple : je constate une injustice, et cela m’énerve au plus au point, j’ai envie de réagir. Cela ne veut pas forcément dire que moi-même, dans cette vie-ci (dont j’ai seulement conscience) je suis injuste, cela peut plutôt me montrer que j’ai une facette de moi, dans une vie dont je n’ai pas conscience, qui a choisi de faire l’expérience de l’injustice. Cette facette a besoin d’être intégrée en moi, et fait appel à ma conscience en projetant une scène de la vie où je vais pouvoir observer une injustice. Et comme chaque fois, je vais être amené à faire un choix : soit réagir à ce que mon système de croyance juge comme mauvais, et donc le rejeter (auquel cas, il n’aura de cesse de revenir), soit l’accepter, le transmuter et l’intégrer. Et si on prend le cas d’un défaut qu’on a effectivement, mais dont on n’a pas conscience, qu’on refuse de reconnaître, dont on a honte : la vie va bien s’arranger pour nous y faire face pour que nous puissions faire le choix de le reconnaître. Dans le premier cas (facette), on peut se dire qu’on a connu TOUS les rôles, le bon, le méchant, le beau, le laid, …si bien que forcément, tout défaut qui nous fait réagir est à pardonner et à intégrer sans se poser de question. La personne que l’on voit qui a un tel défaut n’est tout simplement que le reflet de la facette qu’on ignore qui se porte à notre conscience. Dans le second cas, il faut bien se dire que si on a un défaut, c’est que c’est voulu ! En effet, ce défaut a été programmé avant notre naissance par notre âme, afin de vivre certains types d’expériences, et de pouvoir ainsi le transmuter. Il n’y a donc aucune culpabilité à avoir, par contre, il s’agit d’en prendre conscience, d’en assumer la responsabilité, afin de pouvoir l’intégrer.
Donc en fait, notre karma demande de résoudre des énergies, et non des personnes ! La personne devant nous sert simplement de support, sans qu’elle en ait conscience, de l’énergie à transmuter, à intégrer pour qu’elle ne se présente plus à l’extérieur de nous. Nous somme donc entourés de tourbillons d’énergie qu’il nous faut intégrer. Pour cela, il faut diminuer leur intensité pour ne pas se faire happer et y perdre la connexion avec notre véritable Etre : ne plus les alimenter par nos pensées et émotions. Une fois qu’ils auront perdu de leur intensité, on peut alors se faire traverser par eux sans être affectés de manière duelle, par le lâcher-prise et le centrage : on accepte cette énergie, on la bénit, on lui pardonne, on la transmute, on l’intègre. Ce tourbillon dépolarisé pourra alors déposer en nous son diamant caché en son centre, ce qui ajoutera une facette de notre Unité, nous délivrant du karma (énergie cherchant en nous sa résolution) et nous rapprochant de la Source. C’est nous qui devons intégrer les tourbillons d’énergies négatives et positives, et ce n’est pas ces tourbillons qui doivent nous aspirer et nous décentrer. Dans le premier cas, nous sommes en conscience dans le moment présent en harmonie avec notre Moi Supérieur, dans le second, nous sommes inconscients à la merci de notre ego se débattant vainement dans un monde illusoire.
Rien à l’extérieur ne devrait, par lui-même, nous rendre heureux ou malheureux, notre état d’âme ne devrait venir que de l’intérieur. Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut s’isoler et rejeter le monde de la matière ! Ce monde prodigieux est là pour nous faire expérimenter la vie et il s’agit bien de s’y ancrer, alors autant en profiter : s’émerveiller devant la beauté et avoir de la compassion pour la laideur, mais sans s’y faire piéger par le désir ou le rejet. Ces polarités doivent s’estomper, devenir moins accaparantes, nos pensées et nos émotions ne s’attarderont plus sur le support même de ces énergies (personnes, situations…). Seul persistera notre rayonnement intérieur, et tout ce qui défilera devant nous ressemblera à un film conçu pour tout intégrer, progressivement, de plus en plus vite. Nous accueillerons à bras ouverts tout ce qui se présentera à nous, sans jugement, mais sachant que rien n’arrive par hasard, et que chaque détail est programmé pour nous entraîner à dépolariser et accepter les énergies. Il ne faudrait pas croire que l’univers, ou du moins en partie, pourrait d’un coup disparaître parce que nous en avons intégré pas mal ! Non, d’une part, beaucoup de croyances sont trop ancrées en nous pour cela (dans notre subconscient), et d’autre part, nous sommes influencés par les égrégores. Mais nous verrons des pans entiers de notre existence disparaître grâce à la guérison de nos peurs, besoins, manques, envies, rejets, jugements…ces énergies fortement polarisées étant neutralisées, elles ne devront plus être projetées pour être « vues ».
La grande question reste : comment réussir à ce que les personnes et situations n’aient plus de prise sur nous ? C’est vrai pour ce qui est attrayant comme pour ce qui est repoussant. Ne plus avoir de prise signifie ne plus déclencher de pensées et d’émotions qui vont alimenter en énergie (polariser) ce qu’on voit à l’extérieur de nous, ne plus s’y faire aspirer, aimanter, mais rester un observateur neutre qui vit centré en son cœur. C’est pour cela qu’il s’agit de dépolariser les énergies que nous croisons : les pôles, tels dans un aimant, constituent des forces d’attraction nous aspirant tel un vortex. Sans pôles, une énergie ne peut plus nous attirer, nous déstabiliser : le vortex s’épuise, l’aimant se désaimante, la balance se rééquilibre. Dépolariser, c’est accepter, bénir, remercier, pardonner, ne pas juger, se sentir bien, en paix et en harmonie avec : bref, AIMER. Transmuter l’énergie, c’est tout le travail pour devenir un maître, en dirigeant consciemment ses pensées et ses émotions, en reprogrammant son système de croyance, en restant vigilant pour ne pas réveiller son ego, le roi de la polarisation. Ah, ce fameux ego…c’est lui qui est aux commandes, qui se fait passer pour qui nous sommes, car c’est lui qui traite avec la matière, c’est-à-dire avec cet univers limité que seulement nous connaissons. Il est devenu un expert dans la matière, et nous le laissons donc faire car nous ne saurions pas faire autrement quand nous n’avons pas conscience du monde de l’esprit.
Bon, d’accord, l’ego fait tout ce qu’il peut pour nous aider ! Le problème, c’est qu’il est ignorant, maladroit, borné, et demeuré...il croit qu’il doit nous sauver de toute une série de situations « dangereuses », et pour cela, il les amplifie pour leur donner plus d’importance et ainsi mettre en route des mécanismes automatiques de défense. L’ego est plein de bonne volonté, mais c’est un vrai trouillard, car il n’a pas la connaissance du pouvoir de la pensée et de la bienveillance du Moi Supérieur. Il vit dans le seul monde de la matière et se sert des piètres outils à sa disposition : ainsi, lorsqu’il voit un bouton sur le nez, il nous ferait tendre les bras derrière le miroir si nous n’avions pas la connaissance du phénomène de réflexion. Le pauvre…il est évident que toute solution issue de la matière, découlant des trois premiers chakras, est vouée à l’échec, c’est donc un combat perpétuel pour lui. Que faire alors ? L’éduquer par l’expérience, tout comme on l’a fait pour le phénomène de réflexion (miroir), et cela à répétition, jusqu’à ce que ce soit une évidence, ancrée dans notre subconscient, et non plus un concept appris théoriquement. L’ego devient alors un ami…efficace, car il emploie alors docilement son énergie à utiliser les bons outils, et à nous laisser enfin en paix, en ayant assimilé que tout ce qui nous arrive est pour notre plus grand bien : la peur disparaît. L’ego existe toujours, c’est lui qui nous différencie des autres avec lesquels nous faisons UN, c’est lui qui nous donne la personnalité, telle une pièce unique du puzzle, mais ce n’est plus le maître, il laisse cette place à la conscience du coeur. Mais attention : cet ego assoupi est toujours prêt à se réveiller et à essayer de fonctionner comme avant, car les mauvaises habitudes ont toujours un risque de récidive tant qu’il subsiste la moindre trace de polarisation dans nos cellules…
Notre succès à le laisser en veilleuse dépendra de notre degré de maîtrise : l’entraînement, le discernement, mais surtout, la rapidité, car quand l’ego ouvre un œil, il est déjà trop tard…Ce gentil toutou est symbolisé par le dragon terrassé (et non mort) aux pieds de St Georges ou St Michel : le seul moyen d’y arriver n’est pas d’essayer de le combattre et de le détruire (mission impossible !), mais de pouvoir remettre en question tout notre système de croyance, notre base de données émotionnelles, de reprogrammer nos réflexes afin d’avoir une vision plus élargie que celle de l’ego. Et pour cela, il s’agit avant tout d’être conscient de tout ce qui nous arrive à tout moment, de bien se rendre compte comment et pourquoi on réagit face aux personnes et aux situations, c’est ce qu’on appelle vivre centré dans le moment présent : éclairer sa vie par une observation consciente et détachée. Seul l’apprentissage par l’expérience peut y parvenir, et cela prend beaucoup de temps : c’est pour cela que nous sommes ici ! Finalement, notre véritable Etre émerge : nous ne l’avons pas façonné, puisqu’il Est (déjà), nous l’avons déballé de toutes les couches d’ego qui le cachaient, facettes qui se sont maintenant intégrées à notre grand Moi grâce à leur dépolarisation. Et pourquoi ne pouvons-nous pas aimer chaque personne que nous croisons ? Parce que non seulement nous les voyons à travers les yeux de notre ego complètement limités par les trois premiers chakras, mais aussi parce que ce que nous pouvons voir chez l’autre, c’est uniquement son ego ! Il ya donc dès le départ confrontation d’ego, compétition : les chakras inférieurs se sentent menacés et se tirent à boulet rouge tels des canons de frégates à l’abordage. Seul le dépassement de son propre ego et sa compréhension permet d’enlever cette couche chez l’autre et de faire apparaître ainsi ce qu’il Est réellement.
A cause d’une part le voile de l’oubli qui nous a fait croire que nous étions seuls au monde, et d’autre part la précarité des temps passés où il fallait se défendre pour sa survie, l’ego s’est naturellement imposé comme chef pour affirmer notre identité dans un monde incertain. Le problème, c’est que l’ego est devenu un despote non éclairé, par manque de connaissance des principes de l’univers : l’ego ne croit qu’en ce qu’on lui a appris, et qu’il peut voir, donc il réfute a priori le monde spirituel. Si l’ego a bien rempli son rôle dans le passé, il n’est plus du tout adapté à cette vie-ci qui n’a plus besoin de tant de boucliers de survie et de sécurité. Si les temps ont changé, l’ego est resté le même, et dans ce monde évolué, il ressemble plutôt à un chien dans un jeu de quille. La peur d’autrefois est ainsi inutilement toujours ancrée en nous : nous nous sentons seuls et dépourvus. Comme l’ego domine notre mental et nos émotions, non seulement il nous impose notre comportement relationnel, mais surtout, sans le savoir, c’est lui qui crée notre réalité : tout ce qui nous arrive provient de notre ego, qui lui ne cesse de se battre et de se révolter contre ce qui nous entoure, un comble !!
L’ego (pensées, émotions) sépare et exclut en polarisant (énergie masculine), le cœur (amour) unit et inclut en dépolarisant (énergie féminine), avec toutes les nuances intermédiaires allant du chakra racine (matière, terre, moi, monde extérieur visible mais illusoire) jusqu’au chakra couronne (esprit, ciel, Un, monde intérieur invisible mais réel). Toute énergie non résolue passe de l’état réel / potentiel / invisible, à l’état irréel / manifesté / visible : irréel car il ne s’agit que d’une seule possibilité de manifestation que nous avons choisie / créée par nos pensées et émotions parmi tous les potentiels existants. C’est pour cela que nous ne pouvons pas nous accaparer cette manifestation comme Vérité, mais la considérer simplement pour ce qu’elle est : la seule possibilité que nous pouvons voir dans le moment présent.
Deniz - http://algekael.skynetblogs.be/
Voici un texte de Deniz un peu particulier mais très intéressant sur l'analyse de la "crise" actuelle
Voyons un peu plus clair !
Crise économique, septembre 2008
Il est surprenant de constater comment fonctionne l’éveil de conscience : ce dont ont été inconscient hier, tapis dans l’ombre, devient tout d’un coup évident, la lumière jaillit, et on se demande comment on a pu être aussi inconscient. Pour illustrer ceci, prenons l’exemple actuel de la planète secouée par les abus économiques et financiers d’une poignée de personnes qui dominent le monde dans le secret, sans aucune crainte, du moins jusque maintenant. Cela a commencé lors du saut quantique du 18 septembre 2007, suite à la crise des « subprimes »…une graine a été plantée, et a bien germé : nous la voyons pousser à vue d’œil depuis le 15 août 2008 avec la crise des banques, car les subprimes ne sont rien comparés à la bombe H de la finance : les dérivés sur défauts de payement. Que se passe-t-il au juste ?
La crise provient de la DETTE (des états, des sociétés, des personnes) qu’on a laissé aller trop loin, beaucoup trop loin, au-delà du point de non retour. On l’a laissé faire, surtout aux USA, grâce à des instruments financiers, appelés dérivés, qui sont de purs papiers destinés à se couvrir en cas de défaut de payement du débiteur (CDS). Cela a pris une telle importance, que ce genre de papiers représente maintenant des montants bien supérieurs aux biens réels qui existent dans l’économie…mais ne sont pas repris dans les comptes des banques à leur juste valeur. Tout marche bien tant qu’on trouve de nouveaux pigeons en bout de chaîne pour assurer les dettes à risque, c’est comme les jeux pyramidaux. La dette américaine a ainsi atteint des sommes inimaginables, où le montant est depuis longtemps impossible à rembourser, et maintenant, les intérêts sont tellement élevés qu’eux-mêmes sont dans la même catégorie : on en est à 2 milliards USD par jour aux USA….(pour une dette « officielle » d’environ 10 000 milliards USD). On a du mal à se représenter un milliard, alors un truc : pour compter jusque 1 000 000 000, disons pour simplifier 1 milliard de secondes, il faut un peu moins de 40 ans !!! Autre truc : si on amasse la dette américaine en liasses de billets de 1 USD, en les empilant en une immense colonne, on atteint …la lune ! On se rapproche de l’hyperinflation allemande (république de Weimar) en 1923.
Ces dettes représentent des budgets énormes pour les états, qui se trouvent alors coincés pour mettre à profit « leur argent » pour le bien de tous. Mais d’où vient l’argent, et où va la dette ??? Questions simples, n’est-ce pas ? Et pourtant, personne ne se les pose, ah, si on savait….ce serait la révolution ! Vous avez déjà entendu parler des banques centrales ? La FED aux USA, et la BCE en Europe. Ce sont elles qui « fabriquent » l’argent, à partir de …rien, ou presque : des ordinateurs, du papier, de l’encre, des imprimeries. Les montants sortis du chapeau sont simplement actés dans des colonnes informatiques. Ces banques centrales prêtent aux états, avec un taux d’intérêts qu’elles décident, puis les états (le Trésor) vont prêter aux banques (taux plus élevés), elles-mêmes aux entreprises et aux particuliers. Comme ça, cela paraît plus ou moins normal, sauf qu’on pourrait se dire : mais si c’est si facile de créer de l’argent, pourquoi n’en donne-t-en à tout le monde, et pourquoi ne rembourse-t-on pas la dette ? On vous répondra : c’est pour ne pas déclencher l’hyper inflation, et déprécier la monnaie, d’autant plus qu’on a découplé totalement l’or (réserves du Trésor) des monnaies : un billet n’est que du papier (n’a plus de contre valeur or), et n’a de valeur que la confiance qu’on lui donne.
Mais ce que personne n’a encore pris conscience, c’est que les fameuses banques centrales n’appartiennent pas aux états, ce sont des institutions privées dont les actionnaires sont des banques parmi les plus puissantes du monde (JP Morgan en tête), situées principalement en Angleterre (les mots : Federal de la FED, et Centrale de la BCE sont des leurres). Ainsi, les états ne peuvent pas eux-mêmes fabriquer de l’argent, mais sont obligés de l’emprunter aux banques centrales (privées) !!! Donc de les rembourser !!! Capital (en principe), mais surtout intérêts !!! Vous imaginez ce que les actionnaires doivent empocher avec les intérêts ? Et vous l’aurez deviné, sans impôts bien-sûr…les impôts, parlons-en…Pourquoi croyez-vous qu’on doive payer autant d’impôts et qu’il n’y en ait jamais assez ? Pourquoi y-a-t’il une telle hargne des autorités publiques à vouloir toujours plus d’impôts, et vous dépouiller si vous ne les payez pas correctement ? Ces impôts servent à rembourser les intérêts de la dette ! Mais comment font les états pour faire tourner le pays ? Ils empruntent en continu aux banques centrales, avec…intérêts. Il est sûr que les états ne sauront jamais rembourser les dettes, qui d’ailleurs sont fictives, puisque l’argent sort du chapeau : il suffirait pour régler le capital de la dette de supprimer des colonnes dans l’ordinateur. Par contre, les intérêts, eux sont réels (même si le capital est fictif), et on les paie par les impôts, on les paie TOUS, pour remplir les poches d’une poignée de personnes. On paie en moyenne 50% d’impôts globaux, et quand on achète un bien avec le reste, on paie encore environ 20% de TVA. L’état empoche 70 % de nos revenus, et on ne bronche pas : nous sommes de bons esclaves. Si c’étaient les gouvernements eux-mêmes qui créaient l’argent (situation normale), bien-sûr ils seraient toujours limités par le risque d’inflation et de dépréciation, mais au moins ils ne devraient plus (se) payer d’intérêts. Ceci allègerait considérablement nos impôts, et ceux-ci serviraient effectivement au bien de la collectivité.
Mais comment est-ce possible que ce soit une institution privée (non élue démocratiquement) qui crée l’argent, et non un gouvernement élu, qui est alors obligé d’emprunter de la monnaie de singe, et de payer des intérêts (réels, eux) faramineux, pour lesquels nous travaillons ? Comment a-t-on un jour laissé faire ça ??? Comment l’humanité est-elle devenue le cochon payeur d’une poignée de privilégiés ? Cette idée vient des anglais (la perfide Albion…), qu’ils ont tenté d’instaurer en Amérique. Vous pensez bien qu’au début de l’indépendance (du joug des anglais), les USA ne voulaient absolument pas de cette « idée », pas laisser créer de l’argent par une entité autre que l’état ! Pourtant, des personnes très riches et très puissantes ont tout fait pour que cela arrive, TOUT, comme….la crise de 29…oui, cette crise noire, qui est ancrée dans le subconscient de tous (on l’enseigne dans toutes les écoles), a été façonnée par des facilités de crédit permettant aux entreprises et aux particuliers de s’endetter outre mesure, et de pouvoir ainsi jouer en bourse en faisant miroiter des gains énormes à partir de rien de tangible. Une énorme bulle spéculative (alimentée par de la dette) a explosé sur des « rumeurs » de ventes massives, « bien diffusées », provoquant la panique. On a tous en mémorise ces images morbides en noir et blanc, de milliers de démunis faisant la queue devant les banques en faillite. La grande dépression qui a suivi a duré pendant de longues et pénibles années. Plus jamais ça !!! Comment faire pour ne plus qu’une telle crise arrive, comment faire pour ne plus laisser les entreprises et les personnes s’endetter autant ? Et voici la poignée de surhommes qui arrivent avec une idée grandiose : créons une banque centrale indépendante !! Et voilà comment ce projet a pu être voté au congrès. Avant cela, les USA étaient le premier pays créditeur du monde, maintenant, ils sont le premier pays débiteur…Et au grand jour, nous pensons tous que les USA gouvernent le monde et que l’Angleterre est leur caniche, alors que c’est l’inverse en coulisses…
Mais que font donc ces joyeux drilles avec tout cet argent ??? Bonne question...ils s’achètent leur protection, leur survie, leur secret. Ils distribuent de l’argent pour corrompre les personnes au pouvoir : c’est d’ailleurs eux qui les choisissent, même les hommes d’état ! Mais les élections démocratiques alors ?? haha : mais qui vous présente-t-on de telle manière dans les médias avant ? Ils contrôlent ainsi les gouvernements (y compris la police et les services secrets), les armées, la religion, les scientifiques, les médias, les grosses entreprises (trusts), les banques, les marchés, les matières premières, les drogues… : le reste, nous, on paie… Mais ils n’en restent pas là, nos impôts ne suffisent pas, alors ils provoquent plus de dépenses chez les gouvernements, les entreprises, et puis nous bien-sûr. Les gouvernements : quelle est leur plus grande dépenses ? L’armée. Comment payer cette dépense ? En empruntant davantage aux banques centrales. Comment augmenter cette dépense ? En créant chez soi de l’insécurité, et ailleurs la guerre. Comment s’assurer que ces dépenses dureront longtemps ? En ne gagnant pas la guerre, mais en la faisant mijoter à feu doux, tout en insistant sur son caractère impérieux pour préserver la sécurité. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les USA sont allés s’embourber au Vietnam et en Irak ? Et pourquoi la première armée du monde n’as pas su gagner contre moins forts qu’eux ? La guerre du Vietnam a été provoquée intentionnellement par les USA, suite à un soi-disant vaisseau coulé, et pour l’Irak (et juste avant, l’Afghanistan), c’est la guerre contre le terrorisme (tours jumelles…). Les entreprises : quelle est leur plus grande dépense ? La publicité. Comment payer cette dépense ? En empruntant davantage aux banques. Comment augmenter cette dépense ? En créant la compétitivité : impôts élevés, grèves sauvages, délocalisations, normes, droits sociaux et écologie sélectifs, espionnage industriel, etc. Et nous : quelle est notre plus grande dépenses ? L’achat de biens matériels (dont on paie la TVA). Comment payer cette dépense ? En empruntant davantage aux banques (cartes de crédit). Comment augmenter cette dépense ? En créant le besoin d’acheter toujours plus, le plus beau, le plus nouveau, le plus distinctif : par les pubs, les médias, les nouveaux modèles, les marques, la mode, les modèles (TV, cinéma, people…), la déconnexion (reality show, infos intox…)...surtout chez les jeunes à qui les parents ont de plus en plus de mal à dire non.
Voilà, nous en sommes-là. A force de trop nous pomper de l’argent par les intérêts de nos dettes, les banques centrales (privées) doivent prêter de plus en plus d’argent, et fabriquer des sommes maintenant inimaginables. Nous sommes arrivés au paroxysme de cet artifice, on se saurait aller plus loin en endettement, et le système est en train de s’écrouler : des banques (et des sociétés d’assurance) tombent en faillite, comme un château de cartes. On va nous annoncer plein de bonnes nouvelles en disant que l’Etat providence va tout régler en inondant la planète de liquidités : merci les banques centrales… Mais trop, c’est trop, elles sont prises à leur propre piège, car tout ceci provoque un réveil, une véritable prise de conscience : on se pose des questions sur la véritable valeur de l’argent (sorti du chapeau), et sur son origine. Il a fallu arriver à ces extrêmes pour qu’enfin nous puissions voir clair et que nous criions ensemble : ça suffit ! Les mois à venir vont être extraordinaires : le rideau, auxquels « ils » se raccrochent désespérément pour survivre, se lève inexorablement. Ce n’est que le reflet de notre ego qui sort de l’ombre et perd son pouvoir, notre conscience de notre véritable Moi s’illumine enfin. En route pour la Nouvelle Terre.
A l’heure de l’internet, il faut plus de sept ans pour prendre conscience de la supercherie des tours jumelles (911), on s’imagine combien l’histoire a pu être manipulée et falsifiée très facilement.
A voir absolument :
http://www.dailymotion.com/CHOIX-REALITE/video/x4gebe_zeitgeist-systeme-bancaire-mondiale_politics (la troisième partie de la vdo Zeitgeist : la réserve fédérale)
et
http://www.dailymotion.com/Solidarite_et_Progres/video/x6rclo_1932-le-systeme-americain-contre-le_news (Lyndon Larouche : 1932, Le système américain contre l’empire britannique)
et
http://www.dailymotion.com/popular/Solidarite_et_Progres/video/x50ixh_firewall-en-defense-de-letatnation_news (Lyndon Larouche : Firewall, en défense de l’état nation)
+ aussi :
http://video.google.com/videoplay?docid=-5195608655837933655&hl=fr
http://tinyurl.com/3euslh
http://www.alterinfo.net/
http://contreinfo.info/
http://www.solidariteetprogres.org/
http://www.alterinfo.net/Petite-lecon-d-economie-pour-les-archi-nuls-,-par-un-non-moins-nul_a23987.html?PHPSESSID=d615a757e7a58c9133ccbe817e3c091e
Deniz
http://algekael.skynetblogs.be/
Bonne lecture !
De Deniz Adem : Moi vouloir toi ! (juin 2008)
L’Univers est basé sur deux énergies complémentaires qui font en sorte de l’expanser progressivement, en l’améliorant globalement par le principe créateur guidé par la sagesse, elle-même issue de l’expérience. Ces énergies sont appelées Père Mère, ou énergies masculines et féminines.
Tout comme la lumière est une combinaison de deux ondes en phase mais perpendiculaires (onde électromagnétique), l’énergie universelle est composée de la combinaison de l’énergie électrique (masculine) et magnétique (féminine). L’énergie masculine représente l’aspect électrique de l’Amour créatif, et a pour effet l’expir, l’expansion, le nouveau, l’exploration en territoire inconnu, le courage, la fermeté, la force, la création / manifestation (concret), le rationnel, le court terme. Et l’énergie féminine représente l’aspect magnétique de l’Amour créatif, et a pour effet l’inspir, la contraction, le connu, le maintien en paix, la mesure, la douceur, la ténacité, l’imagination / inspiration (abstrait), l’intuition, le long terme. On voit bien que tous ces attributs sont complémentaires pour d’une part maintenir l’Univers cohérent, et d’autre part le faire évoluer sous contrôle dans le bon sens : c’est la volonté divine créatrice inspirée par la sagesse. L’énergie masculine pure représente la part « d’inconscience » qu’il faut pour faire bouger un monde basé sur l’Amour, en ombrageant très provisoirement sa Lumière, pour encore mieux la faire réapparaître. Tout comme chaque fois que nous clignons des yeux, nous voyons une image un peu différente, l’Univers évolue ainsi sur lui-même dans l’instant présent, dans des cycles de « mort / renaissance » perpétuels.
S’il n’y avait que l’énergie féminine, l’Univers serait en paix et en harmonie, mais toujours le même, replié sur lui sans pouvoir évoluer, stagnant, et surtout lassant.
S’il n’y avait que l’énergie masculine, l’Univers serait en expansion mais hors contrôle, tel un feu ardent qui n’aurait pas de foyer pour le contenir : cela conduirait à tous les extrêmes.
L’énergie masculine (le guerrier) vient ainsi bousculer et perturber le système que l’énergie féminine tente de maintenir en place (la ménagère).
C’est donc bien la combinaison intime de ces deux énergies qui assure le bon équilibre créateur. Toutefois, pour pouvoir mettre ce « moteur » d’expansion contrôlée en route, il faut que ces deux énergies soient en même temps unies et séparées ! Un subtil écart doit permettre à l’énergie de se mettre en mouvement, de circuler entre les deux pôles ainsi formés, telle une pile qui comporte un + et un - : ces deux pôles sont séparés mais reliés dans la pile, juste dissociés. Réunir complètement les deux pôles en les amalgamant ne permettrait aucun potentiel, aucun dynamisme. Le signe du TAO illustre à merveille cette combinaison parfaite du Yin et du Yang, où les deux moitiés noire et blanche sont séparées mais imbriquées, tout en restant équilibrées (50 % - 50%). Leur amalgame complet représentant l’équilibre total statique et stérile serait un rond tout gris, bien triste…
Cette dissociation nécessaire s’est évidemment répercutée sur nous, en tant que corps humains avec deux genres. Ainsi, dans la matière, il a fallu aussi séparer les deux énergies tout en les maintenant liées, or un corps est soit masculin soit féminin, avec séparation physique concrétisée par les limites matérielles du corps (la peau). Les deux énergies existent alors dans un même corps pour conserver le lien, et bien-sûr, elles ont été volontairement déséquilibrées pour maintenir la polarité (cf la pile) en chacun. L’homme possède plus d’énergie masculine (plus de 50%) qui est canalisée par son hémisphère cérébral gauche, tandis que la femme possède plus d’énergie féminine (plus de 50%) qui est canalisée par son hémisphère cérébral droit. Chaque être est ainsi plus ou moins déséquilibré dans ses deux énergies (par exemple 80% - 20%) pour pouvoir expérimenter les cycles d’involution et d’évolution (rééquilibrage) individuellement, en couple, et collectivement. On est ainsi soumis à un double déséquilibre : un extérieur, correspondant à la distinction des corps physiques masculin et féminin à partir de notre étincelle divine androgyne, et un intérieur assurant la polarité en chacun. L’extérieur est ainsi bien le reflet de l’intérieur, et comme d’habitude, nous n’allons avoir conscience que du premier, apparent à nos sens, qui n’est là que pour nous permettre de prendre conscience du second, invisible.
Cependant, tout comme une balance a tendance à revenir à l’équilibre quand on a fait pencher ses plateaux, l’être humain va être poussé à équilibrer ses énergies pour se sentir mieux. L’idéal serait pour lui d’équilibrer intérieurement ses deux énergies, à savoir pour l’homme de laisser plus de place à SON énergie féminine, et pour la femme, à SON énergie masculine. Mais comme il a été dit plus haut, ce déséquilibre a dû être maintenu pour que l’énergie puisse être en mouvement et assurer le but de l’expérience terrestre. Ce n’est qu’actuellement, alors que l’expérience se termine, que toute l’aide nous est fournie pour pouvoir nous équilibrer correctement, à savoir intérieurement. Alors, que s’est-il passé jusque maintenant, comment avons-nous réagi à ce déséquilibre ? Nous avons, par instinct, par manque de conscience éclairée, choisi le moyen le plus facile, à portée de main, mais le moins efficace : nous avons cherché notre complément énergétique déficitaire à l’extérieur ! Ainsi, l’homme a naturellement été attiré par la femme (c’était évidemment fait pour !), et la femme par l’homme, pour tenter de s’accaparer leur énergie déficitaire. Et on retrouve bien-sûr dans les deux cas, les attributs des énergies, à savoir une approche active chez l’homme, et passive / attractive chez la femme, l’homme traditionnellement plus volage, la femme plus fidèle au maintien de la cellule familiale. Mais comme l’énergie manquante qu’on veut s’approprier est dans un autre corps, il y a évidemment impossibilité de fusion efficace, tant que l’attrait est mû par son propre déséquilibre. Il n’est pas possible de s’approprier durablement l’énergie d’un autre, puisqu’il n’est qu’un reflet…
En effet, s’il est possible en soi d’équilibrer et de fusionner ses deux énergies, par contre, il n’est pas possible de fusionner deux corps physiques pour n’en faire qu’un, et ainsi essayer de s’équilibrer. Et comme on n’a pas su jusqu’à présent s’équilibrer soi-même, on va être obsédé par la recherche de son partenaire idéal imaginaire, la fameuse flamme jumelle manquante, qui seule pourra (soi-disant) nous délivrer ! La densité des corps physiques empêche l’union de la matière, mais on va toutefois être poussé instinctivement à tenter en vain de le faire à répétition. Comment ? En voulant s’amalgamer et court-circuiter ainsi la pile : l’homme, selon les attributs de l’énergie masculine (électrique), veut pénétrer de son corps dans celui d’une femme, et la femme (magnétique), se laisser pénétrer…Ils essayent de mêler le plus intimement possible les deux corps pour n’en faire qu’un, et tentent ainsi à deux ce qu’ils ignorent qu’il faudrait faire seul : rééquilibrer ses énergies. Cela commence par le rapprochement des deux corps, par le toucher, puis les mains qui s’entrecroisent. Après la peau qui nous limite, on cherche les orifices, pour augmenter l’intimité, pour réduire le volume apparent des deux corps, pour les faire s’interpénétrer et tenter de les fusionner. Ainsi l’homme va être attiré par la bouche de la femme, pour y mettre sa langue. Curieuse habitude de s’embrasser avec la langue, non ? L’homme va également avoir envie de mettre son doigt ou sa langue dans le nez et les oreilles de la femme, de sucer son sein ; ils aiment se mordiller, se lécher comme tentative d’ingurgiter l’autre. Mais ça ne suffit pas, alors viennent les jeux buccaux, l’acte sexuel, mais aussi les déviations… toujours dans le but de pénétrer plus pour ne faire qu’un : s’ils le pouvaient, ils s’absorberaient ! L’homme et la femme tentent désespérément de faire ensemble le rond gris à partir du signe du TAO : voilà démystifiés bien des comportements bizarres !
Il est clair que plus on est déséquilibré, plus on aura besoin de trouver un partenaire et de faire l’amour, et moins cette relation sera harmonieuse, équilibrée et épanouissante (à l’extrême, l’obsession sexuelle correspond à une poussée incontrôlable de trouver l’énergie déficitaire, de combler un vide pour se sentir mieux). Ce déséquilibre va se répercuter sur les 3 premiers chakras, d’où les problèmes d’ego qui vont empoisonner les relations : c’est l’amour (en fait le besoin) conditionnel. Et que se passe-t-il une fois qu’on a pénétré et que forcément la tentative de fusion physique a échoué ? Une fois passées les sensations de plaisir, restent la frustration et le manque, le besoin d’en faire toujours plus. Il faut aussi dire que les femmes ont un double avantage : d’une part, leur déséquilibre se voit moins que chez les hommes, elles sont plus en retrait, introverties, et d’autre part leur pôle dominant est celui qui permet plus facilement de se relier au cœur (ego moins dominateur que les hommes, et sont plus proches de l’amour inconditionnel ) : ceci fait qu’en moyenne, les femmes sont moins attirées par le sexe lui-même que les hommes qui eux, en font souvent un but (si pas le but) dans la relation. En revanche, les émotions et les ressentis sont en général plus intenses chez les femmes, ce qui rétablit l’équilibre. On comprend mieux pourquoi les femmes, mieux équilibrées et moins obsédées, jouissent plus et mieux que les hommes, et sont moins sujettes au fameux « post coitum, animal triste ».
L’acte de procréation a ainsi « profité » de ce besoin de fusionner deux corps physiques, la manière la plus « pénétrante » étant par le sexe ! Mais alors, que devient le sexe quand chacun des partenaires a équilibré ses propres énergies ? La réunion des deux équilibres va dépolariser le couple et créer une relation plus harmonieuse, sans attraction physique impulsive. Ainsi, quand on a équilibré ses propres énergies, l’acte sexuel devient différent : au lieu de vouloir s’approprier l’énergie manquante chez l’autre, il y a échange et mise en commun des énergies des partenaires équilibrés, ce qui a pour effet de les décupler. Pour cela, l’acte sexuel lui-même n’est plus nécessaire, mais occasionnel : un simple sourire pourra suffire, se tenir par la main, une accolade, un regard magique, un tendre baiser, des mots doux…Bref un échange de cœur à cœur : une parfaite complicité et résonance de fréquences égales. C’est donc quand on est équilibré intérieurement et que par là, on n’a plus besoin de trouver un partenaire pour lui puiser son énergie, donc qu’on n’est plus attiré par le sexe, qu’on fera le mieux l’amour !! Tout est paradoxe assurant l’équilibre.
Ne plus avoir besoin d’un plaisir, c’est en profiter le mieux quand il se présente.
Faire l’amour nous donne du plaisir aussi parce que pour un court instant on se rapproche artificiellement de l’équilibre de ses énergies ! Pendant un court instant, on devient un ange : nos fréquences augmentent, on se connecte à son Moi Supérieur, on oublie ses blessures, l’ego est mis de côté, on vit dans le moment présent.
Juste avant cet instant, on s’est « excité », on a mis toute son énergie en circulation comme on allume un aspirateur, de manière à aller puiser un maximum d’énergie déficitaire chez l’autre pendant l’acte. D‘ailleurs, s’ils se laissent vraiment aller, les partenaires peuvent prendre alors des attitudes caractéristiques de l’autre sexe.
Quand cela est fait dans l’amour, le respect et le consentement mutuel, c’est véritablement un moment divin, un siège d’ascension, hélas éphémère.
Car bien-sûr après on « retombe », l’énergie (artificielle) puisée à l’extérieur n’arrive plus et s’épuise très vite. Une fois les forces revenues, on veut recommencer pour essayer encore une fois, comme un enfant au carrousel…
Par contre, quand on s’est équilibré (naturellement) soi-même, on ne puise plus l’énergie de l’autre puisqu’il n’y a plus de déficit, et le fait que cet équilibre a été réalisé de l’intérieur fait que celui-ci est stable (il ne dépend pas des conditions extérieures), ce qui nous maintient dans l’harmonie indépendamment de l’acte.
La mise en commun et le phénomène de résonance de deux fréquences égales vont multiplier la fréquence globale si bien que les cellules vont vibrer fortement, et l’orgasme ressenti sera divin sans même « devoir » faire l’acte sexuel. Celui-ci pourra bien-sûr encore se produire, mais dans une conscience bien supérieure, et non plus comme un acte animal, instinctif, et obscur. Le fait de s’élever en fréquence n’exclut pas les fréquences inférieures, mais les englobe en les éclairant et en améliorant leur perception. Bien après, nous aurons un regard de compassion pour l’acte qui nous paraîtra appartenir à l’âge des cavernes…
Le plaisir du miracle et le miracle du plaisir
Ah le plaisir…qui n’en rêve pas ! N’est-ce pas sa recherche qui nous pousse de l’avant, qui nous maintient en vie malgré toutes les épreuves que nous subissons ? La recherche du plaisir est le reflet de notre retour à la Maison.
Nous avons en nous, en nos cellules, un subtil souvenir de l’état d’être de notre Moi Supérieur. C’est cette sensation enfouie et secrète que nous essayons sans le savoir de retrouver, de mettre en évidence et d’amplifier : la recherche du bonheur est le chemin du retour. C’est ce qui nous pousse à créer, de manière correcte, à force de rectifier nos erreurs de débutants. C’est ce qui nous motive à ascensionner, à nous détacher de l’emprise de l’ego dès qu’on a compris que celui-ci n’est qu’un leurre ne permettant jamais de pouvoir accéder au bien-être. L’orgasme tant recherché est le maximum de sensation divine que nous pouvons supporter en tant qu’êtres humains.
Qu’est-ce qui nous fait vibrer le plus :
désirer une chose ou la posséder ? Avec l’expérience et la sagesse, on constate que la possession déclenche un plaisir beaucoup plus bref que le désir, car on tombe vite dans la lassitude, voire la culpabilisation (en suis-je digne ? était-ce vraiment nécessaire ?).
Par contre, ce qui donne vraiment du plaisir c’est de désirer une chose au-delà de la frustration, en étant certain qu’elle va se présenter de la meilleure manière qui soit. C’est cette confiance, cette foi en notre pouvoir créateur qui nous réjouit : nous sommes des magiciens, nous faisons des miracles pour notre plus grand plaisir. Quel spectacle ! Ainsi, on se réjouit de reconnaître Qui on est vraiment, de refaire la connexion avec notre Moi Supérieur, apportant la libération et la compréhension. Tous les autres plaisirs matériels sont secondaires et ne sauraient rivaliser avec celui-là qui peut être réalisé en n’importe quelles circonstances, qu’on soit satisfait du monde matériel ou pas, quelque soit l’environnement. Ils ne sont donc pas importants, ils sont éphémères et polarisés (accompagnés de leur contraire). Par contre, le plaisir de créer, de savoir que ce qu’on désire va se matérialiser en nous faisant une surprise est comparable à celui de l’artiste au moment de sa création (engouement bien plus grand que la contemplation même de son œuvre terminée). C’est le plaisir de maîtriser, de ne plus se sentir victime des aléas de la Vie, de s’élever, d’être plus léger.
Le plaisir, ça fait vibrer nos cellules, ça nous incite à accomplir des choses, à nous dépasser. Une personne amoureuse n’est-elle pas prête à tout ? Ce plaisir ne peut s’apréhender par le mental, il n’est pas compréhensible ni explicable, il est au-delà de toute logique. Le mental fait fuir le plaisir par des questions, des doutes, des hésitations, par décentrage de l’instant présent, là où seul il peut exister.
Bien souvent, quand on est dans un état d’émerveillement, on ne pense plus, on est dans un état de grâce, et dès que le mental se remet en route et qu’on se rend alors compte qu’on est en train de jouir, alors cela s’évanouit, et c’est après coup, quand on revient sur terre, qu’on se dit qu’on vient de passer un moment divin, une connexion avec « l’au-delà ». Ces moments d’extase nous font découvrir petit à petit la magie de la multidimensionalité. Comment ne pas être béat d’admiration, comment ne pas remercier pour tout, comment ne pas bénir la Vie…
On veut un maximum de plaisir, car on est tenaillé par la peur du temps qui passe. On se dit qu’on ne veut pas rater l’occasion, que si on ne fait pas le meilleur choix maintenant, notre vie va prendre une direction irréversible qui n’est pas optimale, et qu’on n’aura plus le temps de rectifier et d’en profiter (on vieillit…). Alors, lors de nos choix matériels, on hésite, on se questionne, on doute, on passe d’une option à l’autre : est-ce le meilleur choix, ne vais-je pas le regretter ? Et à cause de cela, nos choix ne peuvent se matérialiser, et a fortiori, la meilleure solution, qui nous est inconnue, ne peut arriver. A trop vouloir, on n’a rien. Or, si on y voit clair, on se rend compte que ces plaisirs matériels sont insignifiants face à celui de créer, de savoir que notre désir va se manifester à nous de la meilleure manière possible. Donc, il n’y a pas de bons ou de mauvais choix, car peu importants, et il n’y a pas lieu d’hésiter puis de s’en faire de n’avoir pas fait le meilleur choix. Seul compte vraiment le choix de vivre dans le plaisir, qui transcende tous les détails de la vie terrestre. Et on va se rendre compte que notre Moi Supérieur peut anticiper nos désirs matériels, si on le laisse faire. Comme à son niveau, le temps n’existe pas, il peut même nous donner des indices et des réponses avant même que nous nous posions la question !
Pour bien comprendre, imaginons qu’on joue un match de tennis…
Et Ô miracle : on est certain de gagner quelque soit l’adversaire ! Bien-sûr, on n’est pas débutant, on s’est entraîné car pour gagner, il faut respecter certaines règles :
- ne jamais douter de la victoire
- ne pas préjuger du résultat (score) final
- ne pas anticiper pour savoir qui va gagner ce point
- ne pas se poser de questions sur le comment, le déroulement du match, sa durée
- ne pas avoir de pensées / émotions négatives si on perd un point (ne pas s’énerver)
- ne pas essayer de contrôler le match, de l’orienter selon ses critères
Il suffit de simplement jouer et de laisser faire le mécanisme, en toute confiance, sans peur, alors qu’on ne sait même pas à l’avance si le match sera facile ou difficile. Quel plaisir, de savoir au fond de soi que quoiqu’il arrive, quelque soit la tournure du match, on va gagner ! Savoir qu’il y aura des surprises, des rebondissements aussi inattendus qu’incroyables. On est sûr de recevoir, au gré de l’Intelligence Divine, des signes, des synchronicités, des petits messages codés qui vont nous guider pour nous mener à la victoire, avec le sourire.
LA CERTITUDE INTERIEURE DANS L’INCERTITUDE EXERIEURE…
Savoir qu’il n’est pas important de perdre des points, cela fait partie du jeu : si on ne perdait pas de points, il n’y aurait pas de plaisir à en gagner. Et on peut faire le guignol en jouant, pour autant qu’on respecte les autres : des pirouettes, de l’humour, des pitreries…car on a le cœur léger, on n’a plus peur mais on maîtrise, tout en lâchant prise. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire : il faut préparer le match, avoir l’intention de gagner, et surtout suivre sur l’instant les signes décisifs qui nous sont donnés en y ayant pleine confiance. Il faut prendre « la balle au bond » : c’est en donnant le geste inspiré par le signe qu’on va orienter le match dans notre sens ! Et c’est la partie la plus dure : le lâcher prise, la vigilance, la confiance. Equilibre délicat, instable, difficile à maintenir, tel le funambule qui oscille ! Mais quelle récompense…Laisser faire le mécanisme (l’entité supérieure omnipotente, bienveillante et protectrice) qui va nous faire gagner à coup sûr, du moins si on ne l’entrave pas.
C’est se jeter à l’eau, travailler sans filet, plonger dans l’inconnu, s’en remettre complètement à la Volonté Divine : faut oser !!! Car l’évidence nous met à rude épreuve : la plupart du temps, elle va à l’encontre du résultat final espéré. Il faut donc savoir être patient et laisser le temps agir en toute confiance (le temps correspond à notre changement de perception, donc de ligne). Et là, on se rend bien compte que tout le plaisir est de se laisser conduire, et de voir le mécanisme à l’œuvre pour manifester des circonstances (miracles) qui contre toute attente vont nous mener à la « victoire ». Quel bonheur de sentir une Présence, de savoir qu’on n’est plus seul, de se sentir soutenu par notre Moi Supérieur tout puissant et toute une équipe d’anges et de guides, de savoir que la Vie est notre amie et non notre ennemie, que le flux naturel de l’Univers est de nous rendre heureux et non malheureux, que rien n’est impossible à la création ! C’est ça la connexion Divine : c’est le plaisir du sentiment de protection, de liberté, de soulagement, d’aide permanente, de miracle. Nos défis : la peur au ventre, le temps, l’impatience, l’ego qui nous souffle à la première contrariété « tu vois bien que ça ne marche pas ! ». Et c’est une transcendance permanente du doute, de l’hésitation, des émotions négatives, qui se gagne en prenant conscience du mécanisme, du moment présent et de la flamme de son cœur, là où réside la foi. Le plaisir est bien de vivre en créant (jouer le match) dans un environnement sûr et protecteur, bien plus que la victoire elle-même : à la fin du match, on n’aspire qu’une chose, en rejouer un autre. On ne désire plus vraiment gagner, car la victoire est certaine, mais on prend plaisir au déroulement du match. Le challenge n’est plus la victoire finale, mais de ne pas perdre confiance tout le long. Evidement, au bout d’un certain temps, avec l’évolution de conscience et la foi qui en découle, on finit par se lasser du tennis, et on s’ouvre alors à une nouvelle passion : on crée d’autres choses, plus élevées, plus subtiles.
Regardez dans votre vie les rares fois où vous avez laissé faire, où vous n’avez pas planifié quelque chose, le miracle s’est toujours accompli pour vous offrir le meilleur, par surprise. Et toutes les fois où vous avez bien tout organisé pour ne rien laisser au hasard…avez-vous remarqué comme rien ne se passe comme prévu ? Mais on a peur de ce lâcher prise, de confier notre vie à la Volonté Divine, on veut tout contrôler, être maître de sa vie par notre mental limité et craintif, qui ne saurait nous satisfaire puisqu’il n’a qu’une toute petite partie des cartes en mains. Ce mental semble nous rassurer car il se base sur des choses que nous voyons et rejette par le doute tout prétendu miracle non rationnel, non logique, non évident, non prévu. Dès lors, en fonction des données tangibles qu’on a à sa disposition (reçues par nos « petits » sens), on présume que les choses ne devraient pas se passer comme ça pour arriver au résultat final : « ce n’est quand même pas possible que mon désir se manifeste dans de telles circonstances, qu’il tombe du ciel, il faut que j’intervienne ». Et vlan, on bloque le miracle…Car la meilleure solution, elle existe déjà, elle est potentiellement là prête à être manifestée grâce à notre Moi Supérieur qui a une vision globale. Seulement voilà, comme notre mental veut tout contrôler, il empêche cette meilleure solution d’arriver par ses pensées limitatives : notre mental crée une solution terrestre qui ne peut nous réjouir, car sans miracle, sans surprise. Il n’y a que le miracle qui peut nous émerveiller, satisfaire notre passion, et pour cela, il faut qu’il soit imprévisible, qu’il arrive au moment où on s’y attend le moins, et de la manière dont on s’y attend le moins. Si un fait arrive en accord avec les prévisions du mental, l’ego s’en empare tout de suite et le trouve normal, le passe sous silence et nous pousse directement à autre chose : on n’est jamais satisfait dans le prévisible. La surprise, elle, met KO l’ego.
Prenons un exemple simple : mon voisin fait du bruit, ça me dérange. Cela provoque de l’énervement en moi : comment ne se rend-il pas compte qu’il dérange le voisinage, il se croit tout permis, il se fout des autres, comment peut-on être aussi égoïste, combien de temps cela va-t-il encore durer, je suis à la merci de ses caprices, il est en train de détruire ma santé, je ne sais rien contrôler, je suis impuissant ! Toutes ces pensées ruminées déclenchent bien évidemment des émotions négatives. Alors que notre plus grand désir est d’avoir la paix, notre mental s’y met à cœur joie pour échafauder toute une série de scénarios qu’il croit libérateurs : j’attends qu’il déménage, ou je déménage tout de suite, je vais lui parler et le menacer si nécessaire, j’appelle la police, je fais encore plus de bruit que lui, il va tomber malade… Tout cela bloque bien-sûr le désir de paix, le miracle libérateur ne sait pas arriver car il est forcément imprévisible et bénéfique pour tous. Il est ici comique de remarquer que si on fait soi-même du bruit, même plus fort que celui du voisin, ça ne nous dérange pas !!! Pourquoi ? Parce que celui que nous faisons nous-mêmes, nous pouvons le contrôler, l’arrêter quand on en a envie, on sait…prévoir ! Tout le contraire de celui du voisin, qu’on diabolise : il symbolise notre impuissance à avoir le contrôle, notre soumission aux aléas de la vie, bref notre non maîtrise. Notons ici que la maîtrise, ce n’est pas tout contrôler, mais le contraire : c’est lâcher prise tout en étant sûr que notre création sera réalisée de la meilleure manière possible, pour le plus grand bien de tous. C’est donc s’en remettre à la bienveillance de la Volonté Divine, plutôt qu’aux caprices de son ego dominateur. Donc finalement, ce n’est pas vraiment le bruit en lui-même qui dérange, mais son caractère imprévisible et incontrôlable. Le bruit en lui-même est neutre, mais notre perception le polarise. Ce n’est que notre évolution de conscience et le changement de perception (de ligne) qui permettront au miracle de s’accomplir, qui fera alors disparaître le bruit d’une manière inattendue.
En fait, nous sommes déjà parfaits, tous les miracles sont là, prêts à nous chouchouter. Qu’est-ce qui les retient ? Notre mental et ses pensées limitatives, qui sont sous la coupe de l’ego (de même que les émotions associées), et voilent cette perfection.
FORCER LES CHOSES LES ELOIGNE (contrôle)
LAISSER FAIRE LES ATTIRE (détachement)
Voilà le paradoxe :
nous avons horreur de l’imprévisible, de l’inconnu, de l’incontrôlable, de ce qui sort des sentiers battus : habitudes, réflexes, croyances, conditionnements ; or seule la manifestation de nos désirs dans des circonstances « libres » peut vraiment nous faire plaisir !
Autres exemples : mon enfant a du mal à l’école, que va-t-il devenir ? J’ai envie de m’acheter la maison de mes rêves, mais je n’ai pas assez d’argent, c’est donc impossible ! Je n’en peux plus de faire ce travail, comment faire ? Je brûle d’envie de vivre avec l’homme ou la femme de ma vie, comment le (la) rencontrer ? Je veux maigrir, mais je ne perds pas un gramme ! Il faut que je canalise, autrement je n’aurai jamais de guidance ! Pourquoi tout ce que j’entreprends est-il voué à l’échec ? Pourquoi rien ne bouge ? Les gens sont vraiment trop bêtes et égoïstes, comment voulez-vous que la paix s’installe ? Je ne vois pas comment ce que je veux peut se réaliser, ça restera toujours comme ça, je suis foutu, pauvre de moi…Evidemment, tous ces questionnements et la frustration de ne pouvoir contrôler, de constater que ça ne se passe pas comme on (notre mental) voudrait : ça bloque !!! Limiter les questions limite forcément les réponses. S’en remettre au connu limite les solutions divines.
La spontanéité ! Voilà pourquoi il est aussi nécessaire de se centrer dans le moment présent. Lâcher prise ne veut pas dire de tout laisser faire et d’être comme une larve…Non, il faut être vigilant à tout moment pour bien saisir les signes, les synchronicités qui nous sont envoyés pour nous guider, et ajouter ainsi sa touche au bon instant. En gros, il existe deux sortes de signe : les signes directs, qui nous poussent inexorablement, sans qu’on s’en rende compte sur l’instant même, à dire ou faire quelque chose (exemple : je suis occupé mais tout d’un coup je regarde l’heure, tiens il est 11 :11 !), et les signes indirects, qu’il faut reconnaître, interpréter et suivre en toute confiance le plus vite possible (exemple : je suis perdu, un oiseau vole au-dessus de moi pour me montrer la direction). Attention, si on attend de pied ferme un indice, il ne viendra pas, il ne peut venir que par surprise totale ! Et plus on sait détecter les signes et leur faire confiance, et plus il en vient ! C’est tout un apprentissage d’attraper au vol un signe, c’est très subtil, car bien souvent, on ne se rend compte qu’on l’a reçu que bien après. C’est donc une course contre la montre entre le recentrage et la prise de conscience de la guidance sacrée, et le flot de pensées / émotions qui nous assaillent, nous aveuglent et nous détournent. Course contre la montre qu’on est sûr de remporter… « un jour » !
Deniz Adem - Transmis par Joéliah amourdelumiere.com
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